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L’Anses vient de publier les résultats de l’étude INCA3. Cette étude permet d’estimer les consommations alimentaires et les apports nutritionnels des individus vivant en France. Différents critères sont étudiés et analysés :

  • les consommations d’aliments, de boissons, de compléments alimentaires ;
  • le statut pondéral, l’activité physique, la sédentarité ;
  • les habitudes de consommation, les pratiques d’achats, de préparation et de conservation des aliments ;
  • les apports nutritionnels en énergie, en macronutriments, en vitamines et minéraux.

L’étude INCA3 a été menée, entre février 2014 et septembre 2015, sur le territoire français métropolitain auprès de 5 855 individus, répartis en 2 698 enfants de la naissance à 17 ans et 3 157 adultes âgés de 18 à 79 ans.

Nous vous exposons les grandes lignes.

Surpoids et obésité

En comparaison à l’étude INCA2, les prévalences de surpoids et d’obésité sont stables chez les enfants de 3 à 14 ans. Par contre, les prévalences de surpoids sont plus élevées chez les adolescents de 15 à 17 ans (9% à 15%), et de l’obésité chez les adultes (12% à 17%).

Sédentarité et activité physique

Environ un tiers de la population des enfants et des adultes ne pratique pas d’activité physique et reste sédentaire.

Chez les adultes, la part des individus ayant un niveau d’activité physique élevé diminue avec l’âge (de 17% chez les adultes de 18 à 44 ans à 4,6% chez ceux de 65 à 79 ans). A contrario, il augmente avec le niveau d’étude de l’individu.

Toujours trop de sel dans notre alimentation

L’étude a mis en avant des apports en sel estimés à 4,4 g/j chez les enfants de 0 à 10 ans, 6,5 g/j chez les adolescents de 11 à 17 ans et 8,0 g/j chez les adultes de 18 à 79 ans. Cet apport en sel provient essentiellement de sel ajouté (pains, sandwichs, pizzas, condiments et sauces, soupes, charcuteries…). Ces résultats sont plus élevés que les recommandations du PNNS.

Par conséquent, l’ANSES estime qu’il faudrait donc « poursuivre et amplifier l’effort de réduction des teneurs en sel des aliments engagé par les secteurs professionnels concernés« .

Une alimentation de plus en plus transformée

Les Français consomment de plus en plus des aliments transformés. En effet, par rapport à l’étude INCA2, nous nous orientons plus vers des plats préparés issus de l’industrie agro-alimentaire au détriment d’aliments sous forme brute.

Cette tendance s’accompagne d’une augmentation importante (environ 50%) du taux de consommateurs de compléments alimentaires depuis l’étude INCA2.

L’étude INCA3 montre une augmentation de la consommation de compléments alimentaires

Le taux de consommateurs de compléments alimentaires sur les 12 derniers mois, est de 14% chez les enfants de 3 à 17 ans et de 22% chez les adultes de 18 à 79 ans. Il a donc nettement augmenté entre 2006-2007 et 2014-2015. Qui plus est, cette progression est plus marquée chez les personnes avec un niveau d’étude élevé (catégories socio-professionnelles). Chez les adultes, le taux de consommation est également plus élevé chez les femmes (+ 9 points) et chez les individus de 18 à 44 ans (+10 points par rapport à ceux de 65 à 79 ans). Cette hausse est plus facilement observée en hiver.

Enfin, l’étude INCA3 a mis en avant aussi :

  • L’achat des compléments alimentaires se fait en majorité en pharmacie (78% pour les enfants et 45% pour les adultes). Cependant, la vente par Internet progresse en parallèle chez les adultes. On passe de 1 à 11% d’achat par internet en comparaison à INCA2.
  • Les compléments alimentaires sont essentiellement consommés sous forme de cure (au moins 3 jours consécutifs).
  • En moyenne, le nombre moyen de compléments alimentaires différents consommés sur l’année reste faible (1 produit environ). Par contre, la durée la prise peut atteindre 2 à 4 mois et demi selon l’âge en moyenne.

Informations sur les emballages

Le prix reste le 1er critère de choix des aliments. Les informations notifiées sur les emballages (composition des produits, liste des ingrédients…) restent des critères secondaires pour les Français. Toutefois, « 19% des ménages déclarent choisir, entre deux produits identiques, systématiquement celui qui mentionne sur son emballage un intérêt nutritionnel ou de santé« .  De surcroît, la liste des ingrédients est très lue par les adultes.

Sources d’information en matière d’alimentation

Internet est plus facilement utilisé pour accéder à des informations concernant l’alimentation (28% dans l’étude INCA3 contre 15% dans l’étude INCA2). Les médias traditionnels et les livres ont moins été notifiés.

 

En conclusion, l’ANSES relève qu’il faut accentuer, adapter et rendre plus efficace le PNNS pour que les consommateurs assimilent plus facilement les repères alimentaires. De l’autre côté, les industriels doivent continuer à améliorer la qualité nutritionnelle des produits alimentaires.

 

Source : Etude individuelle nationale des consommations alimentaires 3 (INCA 3). Avis de l’ANSES – Rapport d’expertise collective. Juin 2017. Edition scientifique

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