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La cranberry appelée également canneberge (en latin Vaccinium macrocarpon) est connue pour ses bénéfices sur le confort urinaire. Ces effets ont été prouvés scientifiquement par plusieurs études cliniques. Cependant, aucune allégation de santé sur ces propriétés n’a obtenu d’avis favorable de l’EFSA. Alors, certains laboratoires ont décidé de les définir en dispositifs médicaux, de par leur action mécanique, à savoir empêcher l’adhésion d’E. coli sur les parois urinaires. Mais là aussi, la commission européenne a émis un nouvel arrêté négatif…

Une baie riche en antioxydants

En plus de son petit goût acidulé et sucré très agréable dans la préparation de desserts, la cranberry a la particularité d’être très riche en antioxydants. Ce fruit est naturellement riche en proanthocyanidines de type A (PAC A) qui sont des flavonoïdes. Ces molécules ont la capacité d’inhiber l’adhésion des bactéries au niveau du tractus urinaire. Plus précisément, cette petite baie empêche la bactérie Escherichia coli, responsable de plus de 80% des infections urinaires, de se proliférer au niveau des parois des voies urinaires.

Ce fruit présente donc un rôle équivalent à un antibiotique. Il est ainsi utilisé pour prévenir les infections urinaires. Les PACs n’agissent pas comme substance bactéricide. Par conséquent, la cranberry est une réelle alternative aux antibiotiques. Efficace, elle a tout à fait sa place dans la lutte contre la résistance aux antibiotiques.

Nouvelle réglementation de la cranberry

Aujourd’hui, si vous utilisez de la poudre ou un extrait de cranberry dans un complément alimentaire apportant 36 mg de PACs, la communication santé reste très limitée. La réglementation actuelle vous permet seulement d’indiquer le nom de la plante sur vos emballages.

Mais il était encore possible de bénéficier de l’allégation santé « Aide à lutter contre les infections urinaires de type cystites et à prévenir les récidives » si vous enregistriez votre produit comme dispositif médical. Cependant, depuis la décision d’exécution (UE) N°2017/1445* d’août 2017, il est maintenant interdit d’utiliser cette allégation santé.

En conclusion, la seule alternative qui reste aujourd’hui pour bénéficier de cette allégation est le dépôt d’une AMM (Autorisation de Mise sur le Marché) et d’enregistrer votre produit comme médicament.

Sources :

*Décision d’exécution (UE) n°2017/1445 de la Commission du 8 août 2017 concernant le groupe de produits dont l’action principale voulue, s’appuyant sur les proanthocyanidines (PAC) présentes dans la canneberge, est de prévenir ou de traiter les cystites.

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